Le médicament de l'amour


L'impuissance masculine : tout savoir | Le médicament de l'amour

 Les médicaments de l'amour

Vous avez pu noter ces derniers temps dans la presse, des campagnes conseillant aux hommes de "parler de leurs troubles sexuels avec leurs médecins".

Selon des statistiques  encore imprécises, près de 10 % des hommes souffriraient d'impuissance. Un tiers d'entre eux serait concerné après 65 ans.
Jusqu'à l'apparition du viagra, lancé à grands renforts de publicité et d'opérations de communication en 1998, il n'existait  pas de médicaments destinés à ce type de maux. Mais depuis "la petite pilule  bleue" qui fera bientôt figure d'ancêtre, deux nouveaux médicaments identiques composés tous deux de la  même molécule, le chlorydrate d'apomorphine viennent d'être mis  au point et testés par une association de deux laboratoires : Abott et Tadeka.

L'apomorphine produit connu depuis la fin du XIXème siècle est utilisée depuis longtemps dans le traitement de la maladie de Parkingson. C'est aussi un émétique (qui fait vomir). Reformulée, elle sera donc proposée pour traiter les troubles sexuels chez l'homme.
Dans ce cadre, le produit agirait au niveau du cerveau, en  activant certains neuromédiateurs qui amplifieraient la cascade de réactions neurochimiques induisant l'érection.

En pratique, ce produit s'utilise par voie sublinguale (le comprimé est placé sous la langue et s'y dissout pour y être absorbé par le réseau vasculaire) et agit en une vingtaine de minutes environ.

Une deuxième prise est  possible huit heures après la première.

Cette arrivée de nouveaux médicaments concernant les troubles sexuels, permettra d'offrir un choix thérapeutique plus large aux patients souffrant de ce type de problèmes.
À ce jour, le viagra, premier médicament destiné aux troubles de l'érection n'a pas connu en France l'engouement annoncé, puisque depuis 1998 il n'y a eu que 400 000 prescriptions, ce qui peu paraître peu au regard du nombre d'utilisateurs potentiels.

Les trois laboratoires concernés arriveront-ils à convaincre les Français de recourir plus souvent aux aides médicamenteuses de l'amour ?



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