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Les vaccins de saison



 Il est grand temps de penser aux vaccins de saison !

Les économies d'énergie et la chasse au Gaspi, pour reprendre un slogan gouvernemental qui connut son heure de gloire, c'est
très bien ! Pourtant, les efforts entrepris dans ce but très louable
ont favorisé le développement d'une isolation si efficace qu'elle
s'exerce trop souvent au détriment de l'aération. N'oubliez donc pas qu'elle représente une nécessité vitale pour l'hygiène des lieux de vie !

Aérez «en grand» de façon régulière, réglez le chauffage de telle sorte que la température ne dépasse pas 20 °C dans les pièces de séjour et 19°C dans les chambres à coucher.

L'objectif n'est pas d'économiser l'énergie... mais de lutter contre les petits maux de l'hiver.
N'oubliez pas enfin que les effets du tabac sont aggravés en cette
saison : nous vivons calfeutrés et le tabagisme - le nôtre ou...

celui des autres - augmente de 50% nos besoins en vitamines. Voilà une bonne raison adopter une supplémentation quotidienne, sans toutefois excéder la dose d'un gramme par jour.



 Vaccins : les séniors ont tendance à camper devant le radiateur

Comme les mauvais élèves de la classe en somme !
pourquoi, au-delà de qui quelques conseils d'hygiène et de bon sens, l'entrée de l'hiver doit surtout nous inciter à vérifier sérieusement où noous en sommes de nos vaccins obligatoires. Tout fiers d'avoir «le meilleur système de soins du monde» selon l'OMS, nous pêchons par négligence dans le domaine de la prévention.
C'est particulièrement vrai pour les seniors !

Le Dr Henri Laurichesse, de l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand, souligne le nombre
croissant des plus de 65 ans qui ne sont pas à jour de leurs vaccinations contre le tétanos, la polio et la diphtérie. Elles doivent obligatoirement être renouvelées tous les dix ans.
Cela, c'est la théorie.
Mais en pratique, nous sommes loin du compte. Vous pensez que ces maladies ne vous concernent pas ?
Quelle erreur ! Un peu de jardinage, le simple fait d'approcher des chevaux - par
exemple en accompagnant vos petits-enfanfs au club hippique...
- vous exposent au contact avec la toxine tétanique.
Quant à la polio et la diphtérie, les zones d'endémie sont nombreuses. Dans les pays d'Afrique et d'Asie qui nous attirent pour les vacances bien sûr. Mais aussi en Europe, où des dizaines de cas de diphtérie sont observés chaque année... Alors
si vous avez le moindre doute sur la validité de vos vaccins, parlez-en à votre médecin. Il pourra redresser la situation très simplement, et sans danger. Car
si vous renouvelez « trop tôt » un vaccin, il n'existe pas de risque de surdosage...



 Optionnels mais primordiaux, les vaccins de saison.

Gratuite dès 65 ans, la vaccination représente la seule solution de masse envisageable pour prévenir la grippe et ses conséquences, redoutables chez les seniors qui lui paient le plus lourd tribut. Avec les malades chroniques (asthma-tiques, diabétiques, hypertendus, cardiaques...) et les immuno-déprimés. Efficace entre 70 et 90 selon la tranche d'âge, le vaccin réduit toujours la sévérité de l'infection.
«Il est important de donner au public l'information qu'il attend pour comprendre le danger et l'imminence d'une pandémie.»
Une pandémie comme la grippe espagnole fit entre 20 et 50 millions de morts en 1918.
Daniel Lavanchy, responsable du groupe des maladies transmissibles à l'OMS, n'en exclut pas le risque à cause d'une mutation majeure. Et dans ce contexte «la politique de vaccination systématique pourra naturellement représenter un atout en cas de pandémie.»
Et si vous êtes allergique à l'œuf et, à ce titre, réfractaire à la vaccination grippale, voici une bonne nouvelle. Le premier vaccin réalisé sans passer par le stade de la culture sur embryon de poulet devrait être disponible en Europe dès cette saison.

Mais si la vaccination grippale doit être considérée comme un must, elle n'est pas seule dans ce cas. Le pneumocoque est porté par au moins un tiers de la population. En France, il provoque environ 1 30 000
infections par an. Des pneumonies, des infections ORL mais aussi des méningites. Et il tue chaque année près de 12 000 malades dont une forte proportion de seniors. La pneumonie à pneumocoques représente la première cause des 35 000
décès par maladies infectieuses enregistrés tous les ans. Et si sa mortalité globale est de l'ordre de 10%, elle atteindrait 20%chez les plus de 60 ans et même 40%
dans certaines couches de population.   Les malades souffrant de bronchite chronique, les diabétiques, les insuffisants cardiaques sont dans ce cas.
Enfin, les résistances aux antibiotiques augmentent rapidement. Si la premièresouche résistante à la pénicilline est apparue en France en 1978, la proportion des cas de pénicillinorésistance s'est élevée à 4 % en1987età...43% en 1996. Alors comme le vaccin est accessible, et de surcroît remboursé pour les seniors, ne faites l'impasse !













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