L’objectif est de maintenir des glycémies aussi proches de la normale que possible en fonction de l’âge et du poids. Pour obtenir ce résultat le diabétique et son médecin disposent de plusieurs armes :
La diététique
L’alimentation, contrairement aux idées fausses largement répandues, ne doit pas supprimer les glucides mais répartir harmonieusement ceux-ci : céréales, riz, pain, pommes de terre doivent être équilibrés avec les matières grasses et les protéines animales (viandes, poissons, laitages). Les sucres raffinés doivent être limités mais non totalement supprimés. L’essentiel est que l’alimentation corresponde aux besoins et obtienne un index de masse corporelle (poids en Kg divisé par la taille au carré – en mètres) entre 22 et 26.
L'exercice physique
En fonction des possibilités, il est absolument indispensable. La marche, le vélo, la natation sont conseillés car l’exercice physique doit être fait tous les jours avec une durée suffisante (1 heure).
Les médicaments
Ils sont de nature différente et ont des objectifs variables.- Les médicaments qui stimulent la sécrétion d’insuline. Ce sont d’une part, les sulfamides hypoglycémiants : gliclazide (Diamicron), glibenclamide (Daonil, Euglucan), glipizide (Glibenèse), Glimépiride (Amarel) et d’autre part les plus récents, le repaglinide (Novonorm). Ces médicaments agissent tous de la même façon et tant que la réponse insulinique du pancréas est possible. Leur effet s’épuise au cours des années car le pancréas perd de ses capacités chaque année. Un jour ils deviennent inefficaces et doivent être supplantés par l’insuline.
- Les médicaments qui agissent contre l’insulinorésistance. Le plus anciennement connu est la metformine (Glucophage). Ce produit agit sur le foie en diminuant la production de glucose délivré à l’organisme et en favorisant l’action de l’insuline et plus généralement le métabolisme du glucose à l’intérieur des cellules du foie, du muscle et des cellules adipeuses. C’est donc un médicament du diabète gras. De nouveaux médicaments sont apparus : les thiazolinediones ou glitazones (Actos, Avandia), dont l’action sur l’insulinorésistance est également prouvée. En revanche l’absence de recul dans le temps oblige à observer les recommandations actuelles de prescription qui sont encore restrictives.
Les médicaments qui empêchent l’absorption des glucides : ce sont l’acarbose (Glucor) et le miglitol (Diastabol). Tous les glucides apportés par l’alimentation sont composés de deux ou plusieurs molécules qui doivent être digérées dans l’intestin pour pouvoir être absorbées. Cette digestion est faite par des enzymes que les médicaments empêchent d’agir. Les glucides qui ne sont pas absorbés passent plus loin dans l’intestin, puis dans les selles.
Le choix des médicaments est fait par le médecin en fonction de chaque diabétique en sachant que leur action peut n’avoir qu’un temps et qu’il faudra souvent les associer, les augmenter et ne pas attendre trop longtemps si l’insuline est nécessaire.
L’insuline
ce n’est pas un médicament, mais une hormone vitale pour l’organisme. Il est souvent difficile de faire comprendre aux diabétiques que toute la maladie est là : un manque d’insuline qu’il faudra peut-être un jour remplacer. D’abord au coucher en association avec les médicaments et ensuite seule. Le fait que de plus en plus de diabétiques aient une espérance de vie normale, donc vivent plus âgés, explique qu’il y en ait de plus en plus qui doivent être traités par l’insuline car leur pancréas a le temps de s’épuiser. Les remarquables insulines dont on dispose actuellement, la grande variété de leur durée d’action, la facilité de leur injection avec des stylos a très largement facilité la prescription de l’insulinothérapie. Il n’en demeure pas moins que « la piqûre » fait peur et qu’elle signifie pour beaucoup de diabétique que leur diabète est devenu grave. Le rôle de l’éducation du diabétique est fondamental