Au cours de la séance du 4 avril de l’Académie de Médecine, Louis GUIZE, du service de Cardiologie de l’Hôpital Européen Georges Pompidou a fait, avec un certain nombre de ses collaborateurs, une communication sur les troubles du rythme et de la conduction chez les sujets âgés. Ceux-ci se caractérisent par leur fréquence élevée, leur diagnostic parfois difficile, leur tolérance souvent médiocre, leur traitement délicat. La fibrillation auriculaire, dont la prévalence dépasse dix pour cent après l’âge de 80 ans, est fréquemment liée à une cardiopathie hypertensive ou ischémique et est la cause ou la conséquence d’une insuffisance cardiaque. Elle est surtout source d’accidents thromboemboliques fréquents, dominés par les accidents emboliques cérébraux. Les dysfonctions sinusales et les blocs auriculo-ventriculaires sont souvent mis en évidence ou aggravés par des médicaments. Les anti arythmiques, notamment de classe I, et les anti thrombotiques comportent un risque iatrogène* élevé chez les sujets âgés et doivent être particulièrement surveillés. Le contrôle de la fréquence ventriculaire en cas de fibrillation auriculaire est une option souvent plus sûre que le contrôle du rythme sinusal. Les méthodes ablatives et les techniques de stimulation cardiaque diversifiées, avec leurs améliorations récentes, s’intègrent parmi les stratégies thérapeutiques. *risque provoqué par un acte médical ou un médicament |