Les effets du soleil sur la peau, à la mer comme à la montagne, ne sont pas toujours bien connus. Une exposition raisonnable au soleil peut être bénéfique mais devient dangereuse si la durée et la fréquence de celle-ci est importante. Elle peut être à l'origine de nombreuses et diverses réactions cutanées. L'ensoleillement varie en fonction de plusieurs paramètres : les saisons, la latitude, l'inclinaison du soleil sur l'horizon, l'altitude, la nature du sol. Il est donc nécessaire de s'informer et de prendre des mesures adéquates afin de tirer les avantages du rayonnement solaire et non d'en subir les inconvénients
Les effets Bénéfiques
Le soleil a une action antirachitique : les UVB sont en effet à l'origine de la photosynthèse de la vitamine D. Le soleil peut améliorer certaines maladies cutanées telles que le psoriasis.
Les effets négatifs
a. Les effets néfastes immédiats : Ils apparaissent dès lors que l'exposition au soleil n'est plus tolérée par la peau et se traduisent de diverses manières : Les infrarouges (I.R.) sont responsables de l'élévation de la température provoquée par l'exposition au soleil : ceci déclenche la sécrétion sudorale qui assure la thermorégulation. L'insolation est due aux I.R. et survient lorsque les capacités de thermorégulation sont dépassées.
Le coup de soleil : il est du aux UVB et apparaît quelques heures après l'exposition. Suivant le type de peau et la quantité d'UVB, il peut présenter différents degrés de gravité.
L'hyperkératose : se traduit par un épaississement de la couche cornée due à une production accrue des cellules épidermiques.
Les questions et les réponses
Les vêtements protègent totalement des méfaits du soleil ?
Réponse : faux
Les vêtements constituent une barrière efficace, mais incomplète contre les radiations ultraviolettes en général, et les UVA en particulier. De plus, leur efficacité dépend de leur texture et de leur couleur. Le nylon isole peu par rapport au coton.
Le mélanome est le cancer augmentant le plus rapidement dans les populations à peau blanche ?
Réponse : VRAI
En France, il double tous les dix à douze ans, s'alarment les dermatologues. Sur les 80 000 nouveaux cas de cancers cutanés apparaissant chaque année en France, 6 000 à 8 000 sont des mélanomes. Un peu plus de 1000 décès leur sont imputables chaque année. Les raisons de cette flambée ? D'abord, l'engouement pour les expositions solaires. Ensuite, l'allongement de la durée de vie. « Les cancers de la peau sont des cancers à retardement émergeant généralement après la quarantaine suite à des années de bronzage intensif », précise le Dr Isabelle Gorin, dermatologue à l'hôpital Tarnier Cochin et l'Institut Curie (Paris).
Les rayonnements des lampes à bronzer sont inoffensifs pour la peau ?
Réponse : FAUX
Attention à l'usage abusif des lampes à bronzer. Même si elles ne sont sensées diffuser que des UVA, depuis cinq ans les preuves s'accumulent contre ces rayonnements jusqu'à présent considérés comme inoffensifs. Une vaste étude réalisée en 1990 par un épidémiologiste belge, le Dr Philippe Autier de l'Agence européenne pour le développement à la santé a clairement démontré qu'au delà de dix heures par an de bronzage artificiel sur une période variant de 5 à 8 ans, le risque de développer un mélanome est triplé par rapport aux personnes jamais passées sous ces rayons. « De plus, le risque augmente avec le nombre de séances. Il y a un effet dose indiscutable » , insiste le Dr Jean Pierre Césarini, chercheur à l'Inserm et attaché dans le service de dermatologie de la Fondation Rothschild (Paris). Des résultats qui font froid dans le dos! Mais ce n'est pas tout. Les centres de bronzage revendiquent souvent une action bénéfique en préparant la peau au soleil. Les UVA émis par ces bancs induisent bien la production de mélanine, ce qui pourrait constituer une protection naturelle. Mais il manque l'épaississement de la couche cornée induite par les UVB. Conclusion, ce type de bronzage artificiel est loin de protéger aussi bien qu'un bronzage naturel.
Le bêta-carotène protège des cancers de la peau ?
Réponse : FAUX
Certains chercheurs ont suggéré qu'en piégeant les radicaux libres, le bêta-carotène, appelé provitamine A, protègerait contre les effets cancérigènes des ultraviolets. Mais selon une récente étude parue dans la revue spécialisée « Archives of Dermatology » (23 mars 2000) qui sur le plan méthologique est inattaquable, il n'en est rien. Les auteurs ont en effet démontré que l'administration de 50 mg tous les deux jours pendant 12 ans ne modifie absolument pas le risque de développer un cancer. Reste que le bêta-carotène est loin d'être inintéressant. « La prise orale permet une protection contre les intolérances au soleil comme la lucite estivale », précise le Dr Isabelle Gorin (Dermatologue, Hôpital Cochin-Tarnier, Paris). Il retarderait aussi l'apparition des coups de soleil.
Les autobronzants sont photo-protecteurs ?
Réponse : FAUX
Certains chercheurs ont suggéré qu'en piégeant les radicaux libres, le bêta-carotène, appelé provitamine A, protègerait contre les effets cancérigènes des ultraviolets. Mais selon une récente étude parue dans la revue spécialisée « Archives of Dermatology » (23 mars 2000) qui sur le plan méthologique est inattaquable, il n'en est rien. Les auteurs ont en effet démontré que l'administration de 50 mg tous les deux jours pendant 12 ans ne modifie absolument pas le risque de développer un cancer. Reste que le bêta-carotène est loin d'être inintéressant. « La prise orale permet une protection contre les intolérances au soleil comme la lucite estivale », précise le Dr Isabelle Gorin (Dermatologue, Hôpital Cochin-Tarnier, Paris). Il retarderait aussi l'apparition des coups de soleil.
Les nuages protègent des effets nocifs du soleil ?
Réponse : FAUX
Leur rôle est en fait souvent trompeur. Si les nuages bas et sombres (cumulo-nimbus) peuvent absorber la quasi totalité des UV, les nuages d'altitude (cirrus et altostratus) donnent une fausse impression de sécurité, car ils réduisent fortement l'intensité lumineuse sans réduire significativement l'intensité des UV