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La peau est une enveloppe de recouvrement qui protège l’individu et permet sa survie. Sa constitution à travers l’épiderme, le derme et l’hypoderme, assure ses principales qualités et fonctions. C’est notre ange gardien. Elle nous protège contre les agresseurs externes (bactéries, virus), joue un rôle d’amortisseur par le tissu graisseux de l’hypoderme, agit comme un parapluie par la couche cornée en empêchant l’inondation mais aussi la déshydratation de l’organisme, assure les échanges gazeux et thermiques permettant la régulation de la température, synthétise la vitamine D antirachitique, perçoit des sensations par ses terminaisons nerveuses et vis-à-vis du soleil remplit son rôle d’ombrelle par l’intermédiaire de la mélanine. Elle peut aussi montrer l’état du corps : la pâleur de l’anxieux, la rougeur de l’alcoolique et le teint cireux de l’hépatique… Le derme, constitué de cellules appelées fibroblastes, de molécules de collagène et d’élastine assure l’élasticité de la peau et notre capacité à résister au temps. L’épiderme, lui est composé de kératinocytes qui produisent la couche cornée donnant la résistance à la peau. C’est aussi dans l’épiderme que l’on trouve les mélanocytes produisant la mélanine responsable de la couleur de la peau (2 000 à 3 000 mélanocytes par mm² de peau). Cette mélanine est stockée dans des grains appelés mélanosomes. Chez les peuples à peau blanche, les mélanosomes n’atteignent jamais la surface de la peau alors que les mélanosomes des peaux noires atteignent facilement la couche cornée. Les différentes couleurs de peau sont dues comme en peinture à un mélange de pigments qui suivant la proportion donne des nuances : les eumélanines de couleur noire et les phaeomélanines de couleur rouge. Selon la couleur de la peau on réagit différemment au soleil. Cette adaptabilité s’appelle « capital soleil » et elle est personnelle. Il existe différents « phototypes ». Du phototype dépend le degré de protection contre l’agressivité solaire et notre aptitude à bronzer. Le phototype est établi par un classement des sujets en fonction de l’aptitude au bronzage, de l’apparition de coups de soleil (avant et après bronzage), de la couleur de la peau et des cheveux. Il existe 6 phototypes : le phototype 0 à peau albinos, le 1 à peau laiteuse, le 2 à peau claire, le 3 à peau claire à mate, le 4 à peau mate, le 5 à peau brune et le phototype 6 à peau noire. Le capital soleil est donc un héritage reçu de nos parents et nous devons le préserver. Plus on s’expose au soleil et plus la peau vieillira vite. Le rayonnement solaire Face à cette peau, le rayonnement solaire indispensable à la vie possède des effets multiples et contradictoires. C’est le rayonnement optique qui nous intéresse à travers le rayonnement ultraviolet, la lumière visible et les infrarouges. Grâce à la protection constituée par l’ozone et l’atmosphère, seuls certains rayonnements solaires atteignent notre peau. Au niveau du sol l’énergie lumineuse reçue comprend 55 % d’infrarouges IR, 40% de lumière visible et 5 % d’ultraviolets UV. La couche d’ozone est un bouclier protecteur essentiel, les « trous d’ozone » découverts en 1985 au dessus de l’antarctique ne cessent de grandir, la pollution étant le facteur essentiel d’accroissement. Les UVB augmentent en moyenne de 6 % depuis cette date. Les UV sont divisés en A, B et C en fonction de leur longueur d’onde. Les UVC sont arrêtés par l’atmosphère, les UVB sont arrêtés part le verre des vitres ils représentent 2 % des UV reçus par le corps et sont extrêmement énergétiques. Les UVA sont les plus abondants (98 % des UV). Ce sont les UVB qui sont à contrôler et qui sont responsables de la majorité des effets pervers du soleil. Cependant on met à l’heure actuelle en cause les UVA pour leur grande capacité à pénétrer jusqu’au derme (20 à 30 % y arrivent) ce qui pourrait expliquer la baisse de l’immunité constatée face au soleil. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a adopté une échelle : l’index UV qui représente l’intensité du rayonnement des UVA et B dans la tranche horaire 13-15 heures. On établit une prévision à 24 h : indice 1-2 faible, 9-10 extrême (en montagne en été). A partir de l’index UV, on détermine en combien de temps on recevra un premier coup de soleil ou DEM dose érythémateuse minimale. Cette DEM permet de déterminer les indices de protection des crèmes solaires. Les effets biologiques du soleil sont dus à l’action des UVB et UVA.La pigmentation immédiate de la peau est due à l’action des UVA, c’est le hâle du soir. Le coup de soleil est dû à l’action des UVB, c’est l’érythème actinique. Le bronzage, dû surtout aux UVB, est un pigmentation cutanée retardée, qui débute environ 48 H après l’exposition et est maximale au 20° jour. La mélanine stockée est une ombrelle de protection stimulée par les UV. Les photons UVA et UVB sont capables de générer des espèces réactives de l’oxygène, toxiques pour les cellules épidermiques et dermiques, ce sont les redoutables radicaux libres RL. Le cancer de la peau est chez l’homme de race blanche la variété de cancer la plus développée. Les carcinogènes des UV constituent un des problèmes majeurs de santé publique. Les outils pour obtenir sans dommages un bronzage optimal Crèmes solaires et compléments alimentaires sont à notre disposition pour répondre à cette demande. Les crèmes solaires sont les plus utilisées. Elles contiennent des substances capables de bloquer les UV comme les cinnamates, le PABA acide para-amino-benzoïque, l’oxyde de zinc et le meroxyl SX. L’indice solaire est le plus important et il devrait tenir compte de notre DEM. Un indice élevé pour un teint blanc (ex : 50) et un indice plus faible pour un teint mat (15). Ce que nous oublions est la notion de quantité et le nombre d’applications.Un produit indice 10 laisse passer 1/10ème des UV, il protège à 90 %. Une crème indice 30 laisse passer 1/30ème du rayonnement, elle protège à 97 %. Pour obtenir une bonne protection, il faut appliquer 2 mg de produit pour 2 cm² de peau. En clair un flacon de 125 ml fait 4 applications pour le corps entier !!! Il faut accompagner les crèmes solaires d’une protection interne qui fait appel à la prise d’un complément alimentaire. Tout bon protecteur de la peau doit amener des anti-oxydants capables de neutraliser les radicaux libres (les vitamines C et E et les caroténoïdes : bétacarotène, lycopène et lutéine). Chacun à sa place remplit sa fonction et la synergie augmente la protection contre les UV. Ils sont tous anti-radicalaires, mais le lycopène et le bétacarotène sont plus spécifiques de la peau alors que la lutéine est préconisée dans la protection de l’œil. Les études montrent que s’exposer au soleil provoque une diminution des teneurs en caroténoïdes dans les tissus exposés ainsi que dans le sang. L’imprégnation par les caroténoïdes permet une protection rapprochée des acides gras constitutifs des membranes cellulaires et responsables du bon état d’hydratation de la peau. Les caroténoïdes sont capables de modifier la pigmentation de la peau, ce qui a pour conséquence d’augmenter de 2 à 3 sa capacité de réflexion. Ils évitent le vieillissement précoce enclenché par le soleil ainsi que l’attaque par les radicaux libres de la structure intime des kératinocytes. Peau flasque, ridules, rides, modification de la couleur, peau amincie, sont quelques unes des caractéristiques d’une peau vieillissante accélérée par l’exposition solaire. Au soleil la peau est fragilisée, l’apport d’acide gras oméga 6 et oméga 3 participent au bon aspect général. La formule B.Concept Nutri Soleil répond à notre attente, à raison d’une capsule par jour, à commencer 15 jours avant, pendant et après l’exposition solaire. Pour les enfants et surtout les plus jeunes, le soleil n’est pas conseillé. L’exposition entre 11 heures et 16 heures devrait être interdite. Si l’enfant est tout de même exposé, la protection par des vêtements, chapeau et lunettes adaptés est un minimum vital. La crème solaire à utiliser sera d’un indice maximal et renouvelée le plus souvent possible. Concernant les vêtements, il faut se rappeler que les teintes foncées sont efficaces contre les UV et le blanc contre la chaleur (IR). On peut donc utiliser à la fois des couleurs sombres et du blanc. De plus, il faut protéger les lèvres avec un stick d’indice élevé, boire beaucoup pour éviter la déshydratation et porter des lunettes solaires adaptées. Enfin pour les adultes contrôler régulièrement la peau en regardant les grains de beauté et consulter votre médecin en cas de changement de structure, de couleur ou de taille. Bonnes vacances. Bernard DOUTRES Pharmacien DU de Diététique et de Nutrithérapie Bibliographie : La protection solaire, Thierry Souccar, Actualité santé Soleil et peaux Bénéfices, risques et prévention MF Avril, M Brodin, Masson Peau et soleil Professeur Jean Meynadier, Laurent Meunier, Privat
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