Pour un enfant naissant en France, le risque de l'apparition d'un diabète de type 1 est environ de 3 pour mille. Si l'un de ses parents a un diabète de type 1, alors ce risque est de 6%. Ce qui veut dire que la transmission du diabète à ses enfants est possible mais peu courante. La transmission du diabète de type 2 est très différente. Plus une personne a dans son entourage familial des personnes atteintes d'un diabète de type 2, et plus elle risque d'en développer un. Il existe d'autres facteurs de risque : le surpoids et, pour les femmes, avoir donné naissance à de gros enfants (plus de 4 kg).
Aider l’adolescent diabétique
L'adolescent diabétique doit faire face à une contradiction : il doit accéder à l'autonomie tout en assumant une maladie chronique. C'est pourquoi il peut se désintéresser de son diabète et relâcher sa surveillance. Il peut aussi avoir honte de sa maladie et la cacher à ses camarades. Bref, il peut avoir une crise d'adolescence difficile où son diabète est moins équilibré. Une telle crise est transitoire mais ne doit pas être ignorée par son entourage. Il faut trouver un moyen qui lui convienne pour aboutir à sa complète responsabilisation. Souvent, cela passe par l'aide d'une personne autre qu'un parent, comme le diabétologue, qui devient un l'interlocuteur privilégié du jeune diabétique. Les parents doivent essayer de ne pas surprotéger leur enfant, mais de le guider, de le soutenir, de chercher à le comprendre. Lui faire confiance tout en étant attentif à sa santé. Chaque adolescent réagira à sa manière face au diabète. Aucune solution n'est miraculeuse mais tous sortiront de cette crise. Etapes typiques de l'attitude d'un adolescent face à son diabète : Le déni : le sujet banalise sa maladie et a tendance à ne pas suivre son traitement correctement La révolte : le sujet se montre agressif et considère son traitement comme une punition Le marchandage : le sujet tente de profiter des particularités du diabète pour obtenir un traitement de faveur La dépression avec espoir : le sujet est triste La pseudo-acceptation : le sujet semble avoir un moral d'acier et refoule ses difficultés L'acceptation active: en fin de compte, le sujet finit par accepter son diabète et retrouve un équilibre relationnel