Le palmier dattier ou Phoenix dactylifera se dresse tel un Phénix dans le désert. Il peut atteindre 25 mètres de hauteur et vivre une centaine d’années. Il est très répandu de l’Afrique du Nord à l’Asie du Sud-Ouest. Ses fruits, les dattes, sont une providence pour l’homme du désert et sa culture a commencé il y a plus de 7000 ans. Cet arbre possède soit des fleurs femelles, soit des fleurs mâles mais jamais les deux, ce qui rend la pollinisation tributaire en grande partie de l’homme. Les palmes, feuilles du palmier dattier sont un symbole d’immortalité, la population de Jérusalem les utilisa le jour des Rameaux. Le noyau très dur de la datte est en réalité une graine, car la datte est une baie dont le noyau est le pépin. Depuis plus de 100 ans, les palmeraies du Maroc et d’Algérie sont dévastées par un champignon du sol (plus de 20 millions d’arbres détruits), Fusarium oxysporum f., qui provoque un dépérissement rapide du palmier dattier. Cette fusariose vasculaire, communément appelée Bayoud, affecte tout particulièrement les meilleures variétés productrices de dattes et met en péril l’économie de ces pays. C’est surtout la datte sèche qui est utilisée et qui représentait dans les temps anciens une réserve énergétique au même titre que les céréales pour les périodes de disette. La valeur énergétique de la datte est donc considérable. En effet, elle contient 69 % environ de son poids en sucres. C’est un des fruits les plus nourrissants qui soient et il est consommé avec du lait pour faire un repas équilibré. 282 Kcal, 2.45 g de protides, 8 grammes de fibres , 0.39 g de lipides avec un ratio équilibré en oméga 3 / oméga 6 aux 100 grammes de datte séchée, en font un aliment en densité énergétique modérée mais présentant la capacité d’un pic glycémique élevé. La datte ne contient que 15 à 20 % d’eau et cette faiblesse de constitution devient un atout associé aux sucres pour sa conservation dans un endroit sec. C’est une véritable source de minéraux, la datte sèche en renferme 1,5 à 1,8 g aux 100 g (2 à 3 fois plus que les fruits frais). C'est un des fruits les plus riches en potassium (plus de 670 mg aux 100 g), en calcium (62 mg) et en magnésium (58 mg), ainsi qu'en fer (3 mg). Cuivre, zinc, manganèse sont également présents à des niveaux intéressants. Les vitamines du groupe B sont abondantes, par contre sa capacité antioxydante est faible avec une teneur basse en vitamine C, E et caroténoïdes. L’indice de densité micro nutritionnelle est plutôt faible, ce qui est beaucoup plus intéressant est son pouvoir basifiant avec un indice PRAL de -11.91 Ce sont des fruits à conseiller pour la pratique sportive, notamment de longue durée (comme la randonnée à pied ou à vélo, les courses en montagne, le ski de fond, etc.), et chaque fois que l’on doit faire des efforts physiques importants ou prolongés. C’est aussi un appoint déterminant dans la ration calorique au quotidien de certaines régions, et également en fibres qui font cruellement défaut dans nos sociétés industrialisées. Les apports moyens constatés en France sont de 20 grammes, alors que l’OMS préconise un minimum de 40 grammes. Douce, sucrée et charnue, la datte est un fruit qui intègre nos repas de fin d’année. En ces temps de fêtes au pays des Santons, la fin du repas se compose de treize desserts : fougasse, nougat blanc et noir, les quatre mendiants : figue, amande, raisin sec, noix et les six fruits : raisin, pâte de coing, orange, clémentine, poire d’hiver et datte. Joyeuses fêtes à tous. Bernard Doutres Références : Des fruits. Jean Marie PELT, J’ai Lu www.aprifel.com www.lanutrition.fr |