La ménopause est une étape parfaitement naturelle du cycle de la vie de la femme. Le terme ménopause signifie étymologiquement « arrêt des règles » et désigne ainsi la période qui survient au moment où les ovaires arrêtent de produire les hormones de la reproduction : les estrogènes et la progestérone. Les signes de la ménopause La ménopause commence le plus souvent aux alentours de 50 ans. La prise d'une pilule contraceptive ou les grossesses ne modifient pas l'âge auquel la ménopause se produit naturellement. Les « symptômes » désagréables dont souffrent certaines femmes sont particuliers aux cultures occidentales, et sont pratiquement inconnus dans les pays Asiatiques et du Tiers Monde. En France, chaque année 400 000 femmes « entrent en ménopause », et leur nombre total avoisine les 12 millions. 44 % des Françaises vivent mal leur ménopause, les bouffées de chaleur concernent une femme sur deux. La ménopause peut s’accompagner de troubles dits " climatériques " et elle favorise le développement de l’ostéoporose. Le climatère c’est la période pendant laquelle se manifeste les changements endocriniens, physiques et psychologiques. Les troubles climatériques ne mettent pas la vie de la femme en danger mais présentent des inconvénients tels que : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles urinaires, troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété), troubles du sommeil (insomnie), asthénie (fatigue), incompatibles avec notre société actuelle de performance et de recherche de bien être. La symptomatologie la plus contraignante ce sont les bouffées de chaleur qui se manifestent par une sensation de chaleur parfois accompagnée d’une rougeur de la peau, qui commence au niveau du visage et du cou, puis s'étend vers le thorax et les épaules, et éventuellement se généralise. Les troubles les plus visibles sont les modifications de la peau et la prise de poids pour certaines femmes. A partir de la ménopause, la peau devient plus fine et plus fragile avec une perte annuelle de 2 % de collagène, le poids est plus difficile à contrôler et la répartition de la graisse change avec une accumulation plus facile au niveau du ventre, du cou et des épaules. La baisse des oestrogènes conduit à une répartition androïde après la ménopause et les risques inhérents à cette répartition sont en particulier cardio-vasculaires. La modification de l’humeur est un paramètre insidieux qui perturbe la femme pendant cette phase de vie. Elle est quelquefois anxieuse, déprimée, se sent mal dans sa peau et n’arrive plus à trouver un équilibre émotionnel. La modification de la libido constatée pendant cette période noircit le tableau et aggrave son mal être. La ménopause n’est pas une maladie ! Le traitement hormonal de la ménopause (THM) est par contre un médicament. Il a des indications, des contre-indications et des effets indésirables. Lorsqu’il est utilisé pour traiter les symptômes de la ménopause (troubles climatériques incommodants), le THM doit être prescrit pour une durée limitée. C’est la préconisation de l’AFSSAPS à travers les différents communiqués. On parle de THM pour les femmes ménopausées à l’âge normal et de THS pour les femmes jeunes ménopausées très précocement. Le principe d’un THM est de remplacer les deux hormones (l'estrogène et la progestérone) dont la production par les ovaires cesse au moment de la ménopause. Chaque femme sera seule face à son problème de ménopause et face à son choix d’utiliser ou pas un THM. Les antécédents familiaux, les prédispositions de chaque individu vis-à-vis de l’ostéoporose ou des cancérisations sont des facteurs incontournables à prendre en compte pour ce choix. Avec ou sans traitement de THM un certain nombre d’actions peuvent être envisagées pour aider la femme à passer correctement cette phase de vie. L’alimentation, le mode de vie, l’environnement, les comportements culturels sont quelques uns des outils dont disposent la femme pour, comme une sportive de haut niveau, passer correctement cette épreuve. Un véritable plan d’accompagnement est nécessaire pour vivre avec la ménopause en bonne santé, en bonne harmonie avec son corps et son mental. ''Que ton alimentation soit ta médecine, et ta nourriture ton médicament" devient déterminant pour la réussite de sa ménopause. Les aliments amènent au corps à travers les trois repas quotidiens les macronutriments (glucides, lipides, protides nécessaires à l’énergie, aux structures, aux métabolites) et les micronutriments engagés dans les métabolismes et les fonctions vitales. A partir de cette phase de performance une alimentation saine doit se développer à partir de critères qualitatifs. Les Glucides constituent 50 à 55 % de notre alimentation normale, mais la performance dans ce domaine est dans la recherche du bon Index Glycémique (IG), c'est-à-dire inférieur à 70. La notion de sucres lents ou rapides est dépassée, la vraie valeur actuelle doit tenir compte du vrai impact des aliments sur la glycémie : Index glycémique (glucose IG = 100). Les aliments concernés par l’IG sont les aliments riches en sucres : légumes frais et secs, fruits frais et secs, céréales (pâtes, riz, pain), produits laitiers, sauf beurre et fromage, biscuits, glaces, bonbons, sucres et produits sucrés. Les cuissons non agressives (vapeur douce..) respectent l’IG de l’alimentalors que le mode de cuisson agressif augmente l’IG et fabrique des dérivés toxiques acrylamides. Allez à la recherche des fibres, vitamines et minéraux. Recherchez des produits du terroir saisonniers non raffinés. Bannissez l’aliment en habit blanc : sucre blanc, riz blanc IG = 87, au contraire du riz complet IG = 50 ou du riz basmati IG = 60. En fait, à partir de la ménopause la femme doit rechercher des produits de qualité à index glycémique bas, inférieur à 70, pour éviter les inconvénients tels que prise de poids, hyperglycémie, glycations internes (caramélisation des tissus au contact du sucre sanguin, comme le collagène de la peau). Si le grignotage est installé et difficile à réguler, et que l’attirance aux sucres est très importante, pensez à utiliser des outils nutritionnels que sont le B.Concept Nutri Chrome et B.Concept Minceur Action light (demandez conseil à votre pharmacien). Les Protides sont déterminants car ils participent à la réparation cellulaire, à la production d’enzymes indispensables aux métabolismes, comme précurseurs de neurotransmetteurs, comme stimulants hormonaux… Le bon choix est un équilibre 50 % animal et 50 % végétal, mais aussi un quantitatif avec un minimum de 1 gramme par kg de poids et par jour. Cela signifie qu’il faut reconsidérer le petit déjeuner et comme nos anciens en faire un vrai repas riche en protéines (jambon, œufs…). Cette nouvelle donne permettra peut être d’amener le substrat capable d’initier la fabrication du collagène et de l’élastine pour une meilleure tenue de la peau par exemple. Les Lipides sont à la mode Oméga 3 par nécessité et obligation. L’huile de colza est le meilleur atout santé dans la recherche de l’équilibre des corps gras. Elle amène l’acide alphalinolénique ALA, les poissons gras deux à trois fois par semaine sont aussi des incontournables par l’apport en EPA et DHA. Si la consommation de poissons gras n’est pas suffisante, pensez à prendre comme complément de l’aliment, deux à trois capsules de B.Concept Nutri Oméga 3+ au repas du soir ou au coucher. L’acide gras EPA est un protecteur cardiovasculaire, stimulant de l’immunité, anti-inflammatoire (douleurs articulaires), engagé dans la perte de poids. Le DHA participe aux membranes neuronales pour un meilleur équilibre émotionnel mis à mal par la ménopause et aussi aux membranes rétiniennes pour une prévention des affections de la vue liées à l’âge. Les acides gras saturés (les viandes grasses, les charcuteries…) et les acides gras trans des produits industrialisés, préfabriqués, prédigérés sont des dangers supplémentaires qui viennent augmenter la performance à réaliser, il faut donc les réduire à outrance dans l’alimentation. Pendant cette phase de performances que représente la ménopause, il ne faut pas oublier les micronutriments. Les vitamines, les oligoéléments, les minéraux sont parties prenantes du bon fonctionnement du corps. De nombreuses études et de nombreux experts considèrent que pour 75 % de la population, il y a une impossibilité à constituer des rations permettant d’amener les apports nutritionnels conseillés ANC au quotidien. Une complémentation en vitamines, minéraux, oligoéléments engagés entre autres dans la lutte anti-radicalaire (prévention du vieillissement) est nécessaire. B.Concept Nutri Femme et B.Concept Nutri Antioxydant participent à cette prévention. Le magnésium est un minéral à part, fortement déficient chez la femme ménopausée, stressée par ses changements physiques et psychologiques. Il est indispensable pour l’énergie, la synthèse des protéines (renouvellement cellulaire), la gestion du stress, l’équilibre de la cellule et il participe à son niveau à la prévention de l’ostéoporose (25 % du magnésium corporel est dans l’os). Fort de ce constat, sa complémentation est souhaitée à la ménopause d’autant plus que 25 % des femmes françaises l’absorbent mal. 100 à 300 mg de magnésium élément sous forme de B.Concept Nutri Magnésium ou autre sont conseillés par jour. Tout cela est bien mais sans un intestin performant, le meilleur conseil ne servira pas à grand-chose. Le respect de la flore intestinale est une grande règle incontournable. L’ionisation des minéraux, l’absorption des macronutriments, sont quelques unes des tâches indispensables remplies par notre intestin. Un probiotique associé à un prébiotique (B.Concept Nutri Flore) va permettre une meilleure efficacité alimentaire. L’alimentation et les compléments alimentaires adaptés sont déterminants pour un bon équilibre de la femme à la ménopause.Plus frais, plus sain, moins cuit, plus varié, plus ancestral, bien complémenté est peut être la devise de la femme ménopausée. Le mode de vie Se bouger pendant cette période est important et l’activité physique est le principal outil de prévention du vieillissement. Les principaux effets de l’activité physique sont : - une augmentation du rendement calorique. On brûle mieux les sucres, on laisse moins fuir les radicaux libres - une augmentation de la sérotonine, donc un meilleur bien être - une fabrication d’endorphines cérébrales réduisant l’envie de manger - un meilleur impact hormonal : la ménopause n’affecte pas de manière significative la masse musculaire, mais provoque une redistribution de la masse graisseuse Il faut donc pratiquer une activité physique, marche, course à pied, vélo et si des douleurs articulaires sont présentes, il faudra préconiser la natation grâce à sa décharge articulaire. Le contact avec l’eau est par ailleurs relaxant et permet une meilleure régulation du stress. La pollution environnementale en augmentant les radicaux libres et en perturbant les hormones est à prendre en compte. Le tabac est à proscrire. Il faut privilégier la recherche d’aliments plus sains, moins chargés en pesticides, engrais, herbicides et autres. La prévention de l’ostéoporose Le PNNS Programme National Nutrition Santé met en avant la consommation des produits laitiers à raison de 3 par jour. C’est un premier pas, mais il ne faut pas oublier les autres sources de calcium que sont les eaux minéralisées (Contrexéville, Hépar et autres) riches en calcium et aussi en magnésium, les végétaux à branches dures, les condiments, les sardines etc. (1) « Les acides gras oméga-3 à longues chaînes (EPA et DHA) agissent sur le métabolisme du calcium. Ils vont améliorer l’effet de la vitamine D et par conséquent augmenter l’absorption intestinale du calcium. Ils inhibent l’action des cellules qui dégradent l’os, réduisent l’excrétion de calcium et améliorent sa fixation sur l’os. Ils vont ainsi pouvoir contrer les effets de l’âge qui diminuent la capacité d’absorption du calcium. » (2) « Le magnésium est un élément constitutif de l’os. Il intervient dans la croissance et la minéralisation osseuse. Son action va augmenter l’activité des ostéoblastes (cellules productrices d’os) et diminuer celles des ostéoclastes (cellules destructrices d’os) et ainsi favoriser la formation de l’os. » Les vitamines D et K sont également engagées dans la prévention et l’accompagnement de l’ostéoporose. Les hormones en sont les principaux outils utilisables mais beaucoup controversées à l’heure actuelle. Les Phytoestrogènes Les phytoestrogènes appartiennent à la classe des Polyphénols. Les molécules retenues par l’AFSSA sont des isoflavones, isoflavanes, coumestanes, flavanones, chalcones, stilbènes et entérolignanes (dont les précurseurs sont des lignanes). Dans les dix dernières années, plus de 300 substances naturelles et 600 plantes ont été décrites comme se liant aux récepteurs des estrogènes. Nous avons sur le marché de la ménopause plusieurs produits utilisant telle ou telle substance polyphénolique à action phytoestrogénique vis-à-vis des bouffées de chaleur et de la prévention de l’ostéoporose. Très proches des oestrogènes par leur structure, ces molécules issues de végétaux provoqueraient la même réaction : une inhibition de la résorption de l’os. Le choix est difficile en remplacement d’un THM. L'homme ingèreavec ses aliments environun grammede polyphénols chaque jour, soit dix fois plus que de vitamine C et 100 fois plus que de caroténoïdes ou vitamine E et l'on estime que les fruits et légumes contribuent pour moitié à ces apports. Ils sont capables de piéger les radicaux libres, de protéger des pathologies cardiovasculaires. Ils seraient impliqués dans la prévention des cancers, pourraient aussi exercer des effets protecteurs contre les maladies hormono-dépendantes telle que l'ostéoporose : ce sont là quelques unes des actions des polyphénols relatées par nos scientifiques. Il est cependant difficile de prédire l’efficacité d’un apport alimentaire par les phytoestrogènes, étant donné la variabilité des facteurs de biodisponibilité individuelle. La biodisponibilité individuelle est liée à la capacité de la flore et des mucines de notre intestin à libérer les isoflavones des protéines de soja, souvent l’apport d’un sachet par semaine d’un produit probiotique améliore l’efficacité intestinale. La sécurité des Phytœstrogènes Dans les populations asiatiques, les études épidémiologiques d’observation montrent qu’une consommation importante d’isoflavones de soja est associée à une densité minérale osseuse élevée. La consommation de produits dérivés du soja ainsi que celle d’isoflavones réduit le risque de cancer du sein de façon significative chez les femmes asiatiques. Cette réduction de risque, correspond à un niveau d’apport entre 30 et 40 mg/jour dès l’adolescence et dans un contexte alimentaire favorable (apport important de produits végétaux, d’acides gras de la série n-3, et apport faible de lipides saturés). L’extrapolation est cependant délicate car notre population de femmes ménopausées n’est pas asiatique et l’environnement n’est pas le même. Notre référentiel de sécurité est l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments)qui écrit en mars 2005 : « La prise en compte de la limite au delà de laquelle des phénomènes de toxicité pourraient apparaître chez l’Homme, s’élève à 1mg/kg de poids corporel/j d’aglycones pour les isoflavones ». « Risque de prolifération et de croissance tumorale chez des femmes ayant présenté des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. » En résumé : pour une femme de 60 kg cela représente une dose de 60 mg d’isoflavones de soja. En deçà de cette dose (ce qui est le cas lorsque l’on respecte la posologie indiquée sur les boîtes d’extraits de soja), aucun effet indésirable n’a été observé. Toutefois, les extraits de soja sont déconseillés aux femmes ayant eu un cancer hormono-dépendant. L’AFSSA a statué sur les isoflavones de soja et non sur les autres substances polyphénoliques actuellement sur le marché. La prudence doit conduire la femme ménopausée à consommer plutôt des isoflavones que par exemple des entérolignanes très à la mode à l’heure actuelle. Un produit comme B.Concept Nutri Ménopause est à base d’isoflavones de protéine de soja. La ménopause est une période normale de la vie de la femme. Une prise en charge globale de cette période est nécessaire à travers le bon choix des aliments et des compléments alimentaires adaptés, sans oublier une hygiène de vie intégrant l’activité physique et l’éloignement des pollutions environnementales. Vis-à-vis du THM, la femme à la ménopause a le choix de suivre ou non ce traitement. Si elle décide de s’en passer, elle peut certainement utiliser les isoflavones extraits du soja pour l’aider face à la gestion de sa ménopause, en respectant les recommandations de l’AFSSA. Bernard DOUTRES Pharmacien DU Diététique et Nutrithérapie Références : http://afssaps.sante.fr/ http://www.lanutrition.fr/L-ostéoporose (1,2) Guérir de la Ménopause Docteur John R LEE éditions « Santé pour Tous » Enquête Phytœstrogènes mars 05 AFSSA Augustin Scalbert (Laboratoire des maladies métaboliques et micronutriments, INRA, Centre de Recherche de Clermont-Ferrand/Theix) les polyphénols.
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