Accueil
Votre pharmacien...
Vos analyses
Medecine de l'espoir
Les vaccins de saison
Les examens de dépistage
Les maladies osseuses
Des dents saines : un sourire pour la vie !
Pour des dents en pleine forme
Les bons réflexes de la minceur
De la peau et du soleil
Les troubles du rythme cardiaque chez le sujet âgé
Belle en attendant bébé
Canicule : santé danger
Ménopause et THS
La gestion de la ménopause
Une autre voix
L’erreur médicale
Cancer du sein : des avancées concrètes
La qualité de vie après un cancer du sein
Le sport
Mal au dos
Les maladie courantes
Les cheveux
La vue
Bien-être
Un pharmacien vous parle

Vieillissement de l'oeil


Un certain nombre d’affections de l’œil, liées à l’âge apparaissent progressivement chez les personnes âgées. La cataracte, le glaucome, la maculopathie liée à l’âge, la rétinopathie diabétique ainsi que certaines maladies vasculaires caractérisent la pathologie de l’œil sénile. Dans ce premier volet nous évoquerons la cataracte, affection la plus courante et affection pour laquelle les progrès de la chirurgie ont été particulièrement spectaculaires.
 


 Une mécanique parfaite !

Dans la physiologie  de l’œil, le cristallin se comporte comme une lentille biconvexe dans un appareil photographique. Il permet l’accommodation, c’est-à-dire la faculté, pour les rayons lumineux qui le traversent, d’atteindre la surface de la rétine de manière que celle-ci reçoive une image normale qu’elle transmettra ensuite au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique. Situé en arrière de l’iris et de la pupille, le cristallin est en contact avec l’humeur aqueuse en avant et le vitré en arrière. Il est enveloppé dans une capsule fibro-élastique, rattachée aux muscles ciliaires. C’est par l’action de ces muscles que le cristallin, dont la structure est feuilletée comme celle d’un oignon, se déforme et permet aux rayons lumineux qui le traversent d’atteindre la rétine. Le vieillissement du cristallin est d’autant plus inéluctable que le métabolisme du cristallin est particulièrement fragile, car ne recevant ni vaisseau ni nerfs, il est tributaire de la seule humeur aqueuse dans laquelle il baigne. Le processus de vieillissement normal provoquera donc le durcissement et l’opacification du cristallin, rendant l’accommodation de plus en plus difficile et empêchant progressivement les rayons lumineux de pénétrer jusqu’à la rétine : c‘est la cataracte (du latin cataracta : chute d’eau, porte qui s’abat), qui donne au malade l’impression qu’un voile s’abat sur lui.



 … Mais fragile !

Les cataractes peuvent se former à tout âge, mais la plus courante est la cataracte sénile qui peut apparaître dès l’âge de 40 ans. Parmi les risques qui peuvent favoriser l’installation d’une cataracte, on retiendra la corticothérapie, l’exposition exagérée aux rayons ultra violets, les carences alimentaires et le tabagisme. La cause de la cataracte est essentiellement l’oxydation des protéines du cristallin. A ses débuts la cataracte n’est pas discernable de l’extérieur et nécessite un examen complet de l’œil pour établir un diagnostic. Cependant un certain nombre de troubles de la vision peuvent donner l’alerte : les yeux deviennent sensibles à la lumière et à l’éblouissement au soleil; la vue peut devenir trouble, floue avec une sensation de brouillard ou de voile devant les yeux. Une baisse de l’acuité visuelle peut également s’installer. Tous ces signes doivent vous inciter à consulter un ophtalmologue.
Il n’existe pas de traitement médical de la cataracte : collyres, onguents, pilules, exercices oculaires demeurent parfaitement inefficaces. La seule solution est chirurgicale : le remplacement du cristallin par un cristallin artificiel ou un implant intraoculaire.



 Les solutions

En France on opère environ 500 000 cataractes chaque année : c’est une des interventions chirurgicales les plus sûres et les plus efficaces, réalisée avec un taux de succès particulièrement élevé.
Cette intervention s’effectue sous anesthésie et est de courte durée (15 à 20 minutes). Elle se déroule sous microscope par un chirurgien hautement qualifié par un long apprentissage et une pratique régulière. Cette intervention se déroule en deux étapes : extraction du cristallin, puis mise en place de l’implant.
Une incision de 3 mm est pratiquée dans l’œil et le chirurgien extrait le cristallin atteint de cataracte. Deux méthodes sont à sa disposition :
-         soit par la technique dite de « l’Aqualase » qui permet à l’aide de pulsations d’eau de retirer le cristallin,
-         soit de briser, à l’aide d’un appareil à ultrason et d’aspirer le cristallin : c’est la technique de la phakoémulsification ».
 
Dans un second temps, le chirurgien va introduire l’implant. Celui-ci est une lentille transparente, réalisée dans un matériau stable et biocompatible, évitant ainsi toute réaction de rejet. Cet implant est plié ou roulé dans un injecteur, ce qui permet de l’introduire dan l’œil par l’incision de 3 mm pratiquée pour extraire le cristallin.
L’implant qui sera conservé la vie entière possède un filtre ultra violet mais également depuis peu un filtre pour la lumière bleue dont la toxicité pour la rétine est particulièrement élevée. Les propriétés de l’implant sont ainsi très proche de celles du cristallin naturel.
Il existe deux grands types d’implants :
-         les implants mono focaux qui ne corrigent qu’un seul plan de vision, la plupart du temps celle de loin. Ces implants nécessitent le port de lunettes pour la netteté de la vision des autres plans et notamment la vision de près.
-         Les implants multi focaux qui eux permettent de percevoir un objet de façon nette sans l’aide de lunettes. le plus courant est l’implant réfractif* dans lequel la lumière passant par le centre est réservée à la vision de près, et celle passant par la périphérie à la vision de loin (ou vice versa).
-         Il existe également des implants diffractifs**dans lesquels la lumière est divisée sur le foyer proche et le foyer éloigné grâce à la présence de « micro-marches » sur l’optique.
-         Et aussi des implants « réfractifs-diffractifs-apodisés***», qui permettent de se passer de lunettes, traitant ainsi la presbytie en même temps que la cataracte. Ces derniers sont fabriqués par les laboratoires Alcon , spécialisés en opthtamologie ( collyres et solutions de contactologie)sous la marque déposée de « AcrySof ReSTOR » Bien que 95 % des malades opérés récupèrent une vision  excellente, cette opération ne peut être mise en place que par une évaluation faite entre chirurgien et patient ; compte tenu du « visible » auquel il est habitué ; il est évident qu’un homme encore jeune et actif ne sera pas gêné de la même façon par une réduction de l’acuité visuelle de trois ou quatre dixièmes qu’un grand vieillard dont l’activité se borne à regarder la télévision ou à feuilleter quelques revues. Par ailleurs le rapport bénéfice/risque doit être examiné avec une particulière attention chez les patients ayant une maladie oculaire associée (maculopathie liée à l’âge, rétinopathie diabétique sévère, …).
Dans tous les autres cas cette intervention chirurgicale rapide, indolore et qui permet au malade de regagner son domicile, une fois l’opération terminée est un réel progrès pour tous les patients qui retrouvent rapidement la vision confortable qu’ils étaient en train de perdre progressivement.
 
 
                                                                                                Henri RAMUZ
 
*La réfraction est la déviation de la lumière qui traverse la lentille pour converger sur la rétine.
** La diffraction est la division de la lumière dans l’espace, ce phénomène se produit lorsque la lumière traverse des milieux discontinus (marches ou fentes).
***L’apodisation consiste à modifier les propriétés optiques d’une lentille de son centre vers la périphérie
 




Accueil - Actualités - Santé - Les dossiers - Nutrition - Enfants - Hommes - Veto - Ma pharmacie - Adresses - Liens - Astro - Contact
© Plus pharmacie
Mentions légales