Accueil
Le sida
La peau
La migraine
Le diabète
Thalassothérapie
La maladie de Parkinson
La maladie d’ALZHEIMER
Une vraie vie d’enfant, avec plein de sons !
Allergies maison
Nouvelles pathologies : les addictions sans drogues (1)
Nouvelles pathologies : les addictions sans drogues (2)
Les risques de l’été
La mucoviscidose

La maladie d’ALZHEIMER


La maladie d'Alzheimer  est la démence sénile la plus fréquente dans les pays développés. C'est le Dr Alois Alzheimer, un neurologue allemand qui l’identifia en 1906 lors d’une autopsie.  En France, elle représente environ 75 % des cas de démence chez les personnes de 65 ans et plus, soit 750 000 personnes.


 Des troubles du comportement



On estime qu'un homme sur huit et une femme sur quatre souffriront de cette pathologie au cours de leur vie, à différents degrés. Avec une incidence de 135 000 nouveaux cas par an,  notre société pourtant a des idées préconçues sur cette maladie et pense trop souvent que les personnes atteintes sont « des vieux qui  perdent la tête ». La maladie d’Alzheimer qui provoque la mort des neurones du cerveau, évolue en moyenne pendant 10 ans et est encore aujourd’hui incurable. Les caractères irréversibles et progressifs de la maladie d'Alzheimer génèrent souvent des souffrances psychologiques importantes, autant pour la personne atteinte que pour l'entourage. Se manifestant au début par des oublis et une désorientation dans le temps et l'espace, les symptômes s'amplifient peu à peu : les fonctions intellectuelles comme la mémoire, l'orientation et la capacité de résoudre des calculs mentaux se dégradent et la personnalité change. La perte graduelle d'autonomie que vit la personne atteinte demande, avec le temps, un soutien de l'entourage.
 Ces symptômes s'expliquent par la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau.  Plusieurs changements se produisent dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Les cellules du cerveau rétrécissent ou disparaissent, et sont remplacées par des taches denses de forme irrégulière qu'on appelle des plaques. Un autre indicateur de la maladie est la présence d'écheveaux dans les cellules du cerveau. Ces écheveaux étouffent éventuellement les cellules saines du cerveau.

La forme sporadique de la maladie constitue 90 à 95 % des cas, tandis que la forme familiale (génétique) constitue 5 à 10 % des cas et touche plusieurs générations d'une même famille. Bien que la maladie d'Alzheimer débute généralement après l'âge de 60 ans, certaines personnes, et ces cas sont heureusement très rares, en sont atteintes dès l'âge de 30 ans.  Les symptômes cliniques peuvent se résumer par la règle des 5 A :
-  Amnésie : diminution de la mémoire
-  Aphasie : difficulté à exprimer la pensée oralement
-   Apraxie : incapacité d'exécuter des mouvements coordonnés
-    Agnosie : trouble de reconnaissance et d'interprétation des objets familiers 
-    Apathie : manque d’énergie


 Une pathologie encore énigmatique

L’origine de cette maladie reste toujours inexpliquée. Les chercheurs ont découvert que la maladie d'Alzheimer ne fait pas partie du processus normal de vieillissement et qu’elle touche à la fois les hommes et les femmes. Plus répandue avec l'âge, elle n'est pas due au durcissement des artères ni due au stress. Les chercheurs examinent trois champs :
 Les antécédents familiaux : chez certaines familles, il existe définitivement un lien entre les antécédents familiaux et la maladie d'Alzheimer.
 L'environnement : l'explication de la maladie d'Alzheimer se trouve peut être dans notre environnement : quelque chose qui se trouverait dans l'eau, le sol ou l'air ?
Notre propre corps : la maladie d'Alzheimer pourrait s'expliquer par un phénomène interne. Il pourrait s'agir d'un virus à action lente, d'un déséquilibre chimique, ou encore d'un déficit immunitaire.

Aujourd'hui, les chercheurs croient que ce n'est pas un seul facteur qui cause la maladie d'Alzheimer mais plutôt une combinaison de facteurs. Une chose est certaine, on observe une diminution de la présence d'acétylcholine dans le cerveau. L'acétylcholine permet la transmission de l'influx nerveux entre les neurones. Il reste encore beaucoup à apprendre au sujet de la maladie et les chercheurs continuent d'essayer d'en découvrir les causes. Les traitements médicamenteux permettent d’en freiner l’évolution à condition d’être administrés de façon précoce. Une grande enquête épidémiologique PAQUID (Quid sur les Personnes Agées) a eu pour objectif de suivre de 1988 à 2003 une cohorte de 4134 personnes en Gironde et en Dordogne. L’objectif général était d’étudier le vieillissement cérébral et fonctionnel après 65 ans et d’identifier les sujets à risques chez lesquels une action préventive serait possible. Globalement il a été mis en évidence des facteurs augmentant ou diminuant le risque de pathologie d’Alzheimer.
Parmi les facteurs augmentant le risque on peut recenser : le célibat, les métaux lourds en particulier l’aluminium, le tabac, la déficience en vitamine E et la déficience en flavonoïdes contenus dans le thé vert et le vin rouge.
 
A l’inverse sont préventifs  dans cette pathologie : la consommation de 0.25 à 0.5 l de vin rouge par jour,l’HDL élevée (bon cholestérol),la consommation de crustacés et de poissons gras,le niveau d’études atteint dans la jeunesse, les activités de planification et d’initiative (bricoler, jardiner est plus efficace que lire et faire des mots croisés).


Quelle stratégie de prévention peut-on mettre en place dans le domaine de l’hygiène de vie, l’alimentation et  la complémentation nutritionnelle ?Selon des recherches préliminaires, les personnes qui consomment beaucoup de matières grasses d’origine animale et de calories pourraient courir plus de risques. Dans une étude japonaise les habitudes alimentaires des personnes atteintes différaient sensiblement de celles du groupe contrôle : elles n'aimaient ni le poisson ni les légumes verts ou jaunes et mangeaient plus de viande que celles du groupe contrôle. Elles absorbaient donc moins de vitamine C et de bêta-carotène et consommaient nettement moins d'acides gras polyinsaturés oméga-3. La maladie d'Alzheimer pourrait donc, comme les maladies coronariennes et certains cancers, être liée au mode de vie. Par ailleurs, deux études de cohorte réalisées en 2002 indiquent qu'un régime alimentaire riche en vitamine E ou en vitamines C et E peut diminuer le risque d'en souffrir, notamment chez les fumeurs.
 


 L’influence du mode de vie

L’hygiène de vie. On encourage vivement la pratique de l'exercice pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer. En plus d'améliorer la force, l'endurance, la santé cardiovasculaire, le dynamisme, le niveau d'énergie, le sommeil, la circulation sanguine et l'humeur, une pratique régulière a des effets spécifiquement bénéfiques en cas de maladie d'Alzheimer. En effet, l'exercice physique aide à conserver les capacités motrices et donne une impression de sens et de but. Elle exerce un effet calmant, maintient le niveau d'énergie, de souplesse et d'équilibre et réduit les risques de blessures sérieuses en cas de chute.
Par ailleurs, une participation active a des activités de création, de programmation et d’intégration, peut éviter le repli sur soi et l’isolement.
Plusieurs études cliniques montrent que la musicothérapie peut exercer un effet positif sur l'humeur, la satisfaction personnelle, le comportement et la mémoire. La musicothérapie a facilité pour certains l'adaptation à la vie en centre de soins de longue durée.
Des approches corporelles tels que le massage, le contact de l’eau sont des éléments anti-stress. Le stress est l'une des causes possibles des comportements agités chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. La prise de conscience des pertes de mémoire et la difficulté à communiquer que vivent certaines d'entre elles engendrent souvent des frustrations et de l'anxiété.
L’alimentation. Notre alimentation a subi des modifications très fortes depuis deux générations. Un certain nombre d’entre nous ne se sont pas complètement adaptés et cela se traduit chez eux par une modification de leur métabolisme. Quelques auteurs préconisent d’ailleurs le retour à une alimentation ancestrale dans les pathologies lourdes.
En prévention alimentaire la première règle serait de modifier notre répartition entre glucides, lipides et protides. Une alimentation plus riche en protéines au détriment des glucides est à envisagée, donc avec plus de poissons, plus de légumes secs, moins de céréales, moins de sucres rapides. Pour les lipides, on constate que la société française consomme trop de graisses animales (acides gras saturés), pas assez d’huiles végétales riches en oméga 3 (huile de colza), pas assez de poissons gras (richesse en oméga 3 EPA et DHA).
Dans un Alzheimer installé, on a tout intérêt à diminuer la consommation des laitages et dérivés ainsi que la consommation des céréales excepté le riz et les céréales ancestrales du type épeautre.
 La deuxième règle serait d’éviter les toxiques mis en cause dans cette pathologie. L’aluminium, le plomb, le mercure, le cadmium, c'est-à-dire la catégorie des métaux lourds. Donc attention aux papillotes, au tabac, au liquide de rinçage de lave vaisselle riche en cadmium, à l’eau du robinet parfois riche en plomb (centre ville, canalisations anciennes), aux poissons pêchés dans les mers polluées (le thon doit être particulièrement surveillé). Un travail doit être fait sur les amalgames dentaires, à contrôler en priorité chez les personnes âgées.
Heureusement nous avons des aliments santé riches en détoxifiants naturels de ces métaux lourds. Ils contiennent des acides aminés soufrés (cystéine, taurine) qui luttent contre l’intoxication. Les huîtres, les poissons gras, tous les produits de la mer en sont riches.
La troisième règle alimentaire serait de rechercher des micronutriments alimentaires protecteurs contre le stress oxydant en consommant 5 à 10 fruits et légumes par jour pour leur richesse en vitamines, minéraux et oligoéléments, des eaux minéralisées pour la richesse en magnésium, en alternance avec eaux de sources, des graines oléagineuses pour l’apport en minéraux et acides gras de la série oméga 3, du thé vert, un à deux verres de vin rouge par jour pour la richesse en flavonoïdes et tanins protecteurs.
La quatrième règle pourrait être le bon fonctionnement de l’intestin à travers l’assimilation  et la protection vis-à-vis des virus et bactéries. Une meilleure assimilation va permettre d’optimiser les apports alimentaires en vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés essentiels. La flore intestinale  à un  rôle de barrière vis-à-vis des bactéries, des virus et de leurs dérivés de dégradation qui peuvent s’avérer toxiques.
La complémentation nutritionnelle. L’ensemble des enquêtes épidémiologiques de ces dernières années, et surtout la dernière SUVIMAX nous fait toucher du doigt l’état de déficiences, quelquefois de carences, de la population française dans l’ensemble des micronutriments essentiels à la vie. L’alimentation ne remplissant plus son rôle d’apports nécessaires et suffisants, la complémentation est obligatoire. Cette complémentation se doit d’être synergique et doit répondre aux différents axes qui deviennent les portes d’entrée de la nutrithérapie.
Le bon équilibre de notre ration alimentaire passe par la consommation d’une quantité de protéines plus importante. Doivent être consommés : les poissons gras (saumon, flétan, sardines, maquereaux, harengs, thon), les viandes blanches, les légumes secs (lentilles, pois chiches). La quantité d’aliments riches en protéines à ingérer est de l’ordre de 5 grammes par Kg de poids et par jour, soit 300 gr entre viandes, poissons, œufs, légumes secs et soja par jour, pour une personne de 60 Kg.
 
Si le quantitatif n’est pas atteint, nous pouvons utiliser des sachets de protéines pour atteindre la quantité souhaitée.
La détoxification alimentaire par le choix de bons aliments huîtres, produits de la mer, peut être renforcée par B.Concept Nutri Détoxifiant.
L’équilibre des vitamines, minéraux et oligoéléments nécessite la prise d’un complément alimentaire de base et d’un antioxydant au bon dosage (B.Concept Nutri senior et B.Concept Nutri Antioxydant).
La gestion du stress oxydant doit être stimulée par la Papaye Fermentée pour son action sur les enzymes permettant de lutter contre les oxydations.
Le magnésium sous une bonne forme assimilable (B.Concept Nutri Magnésium) est indispensable. 
L’équilibre de la flore intestinale intestinale est essentiel  par séquence de 10 jours par mois, un probiotique (B. Concept Nutri Flore Intestinale) régulera cette fonction.
Les oméga 3 sont à la mode, et dans cette pathologie la mode a du bon. Constituant du cerveau, stimulant de l’immunité, protection cardiovasculaire, maintien du poids, la famille oméga 3 en synergie est une alliée efficace : 3 capsules par jour de B.Concept Nutri Oméga 3 au début du repas de midi.
La consommation de 1.5 l d’eau et de 25 à 37 gr de fibres par jour participe à l’équilibre général donc à la prévention.
Composante essentielle de la membrane des cellules, la phosphatidylsérine est le principal phospholipide du cerveau. La lécithine de soja (non OGM) présente dans le B.Concept Nutri Cérébral inclut de la phosphatidylsérine à dose préventive. La prise de ce complément est donc déterminante dans la pathologie. 
Hygiène de vie, alimentation, complémentation doivent apporter en synergie un plus, pour le confort du malade et des proches. L’augmentation du nombre de cas de maladie d’Alzheimer caractérise notre société, qu’il faut apprendre à connaître en mettant toutes les chances de notre côté pour notre propre prévention et pour le bien-être de nos proches.
 
Bernard DOUTRES
Pharmacien
DU diététique et nutrithérapie



Accueil - Actualités - Santé - Les dossiers - Nutrition - Enfants - Hommes - Veto - Ma pharmacie - Adresses - Liens - Astro - Contact
© Plus pharmacie
Mentions légales