Accueil
Le sida
La peau
La migraine
Le diabète
Thalassothérapie
La maladie de Parkinson
La maladie d’ALZHEIMER
Une vraie vie d’enfant, avec plein de sons !
Allergies maison
Nouvelles pathologies : les addictions sans drogues (1)
Nouvelles pathologies : les addictions sans drogues (2)
Les risques de l’été
La mucoviscidose

Alimentation & VIH


 Les conseils du Docteur Ortega

 L’alimentation optimale en cas de syndrome de déficit immunitaire acquis

L’impact nutritionnel de l’infection par le VIH est reconnu comme une caractéristique fondamentale de cette maladie. En effet, au cours de la maladie se développe une malnutrition protéico-énergétique. Son degré d’importance est un facteur prédictif de la mortalité. Il va de soi que la renutrition est fondamentale, au même titre que les antiviraux.


 Une meilleure alimentation pour développer les résistances immunitaires

Deux situations doivent être distinguées, l’une est préventive et l’autre vise à améliorer l’état nutritionnel et de santé du patient lorsque la maladie a déjà évolué. Initialement, dans la phase préventive, une alimentation riche en micronutriments joue un rôle de stimulation immunitaire.
Certains micronutriments aident l’organisme à résister en stimulant l’immunité.  Pour mieux résister aux infections, les vitamines A, C et E, ainsi que le zinc sont les éléments fondamentaux. Les fruits apportent de la vitamine C et des tanins (flavonoïdes) qui aident à « nettoyer » les cellules et renforcer l’immunité. Les tanins existent dans la plupart des végétaux, particulièrement dans les fruits, les choux, le raisin et le vin rouge.
Une alimentation inadaptée peut engendrer des carences en vitamines ou en minéraux, en particulier lors d’une perte de l’appétit. Il est alors utile de faire une cure d’un cocktail vitaminique antioxydant pour réveiller les défenses immunitaires. L’association des vitamines A, C et E le zinc et le sélénium participent à lutter contre les radicaux libres toxiques.
Le zinc lutte contre les infections en intervenant dans la plupart des actions mises en œuvre par les globules blancs pour la lutte contre les agents microbiens. Il est présent en bonne quantité dans les légumes secs, les crustacés et les viandes.


 Une alimentation adaptée pour lutter contre l’amaigrissement et la fonte des muscles

Au cours du SIDA, la dépense énergétique augmente provoquant un déséquilibre de la balance énergétique. Ce déséquilibre, souvent accru par la perte d’appétit, entraîne un amaigrissement, avec une perte des réserves lipidiques accélérée, mais surtout un catabolisme musculaire. C’est en grande partie l’augmentation de la sensibilité à l’insuline, propre à la maladie, qui est responsable de l’accroissement des combustions énergétiques. L’érosion de la masse cellulaire active (essentiellement des muscles) correspond à une faillite d’adaptation de l’organisme face à la diminution des apports alimentaires. La dégradation des protéines musculaires est accrue, nécessitant une synthèse rapide et conduisant à un surcoût énergétique.
Lors d’une renutrition, la balance énergético-protéique peut se positiver spectaculairement. C’est pourquoi il est important de proposer une alimentation adéquate et agréable au malade. Par ailleurs, certains antiviraux ont des effets secondaires autant sur le métabolisme des graisses que sur le système digestif. Ils induisent une fonte des graisses des membres inférieurs, avec à contrario une inflation des graisses en disposition abdominale, thoracique et cervicale. Ils rendent la digestion difficile, occasionnent des ballonnements et flatulences et une anorexie vis-à-vis des viandes. À ce stade, il est alors possible de proposer des compléments alimentaires riches en protéines, de goût agréable (peut-être de saveur sucrée) pour pallier le manque de consommation spontanée en viandes et poissons. Des cannettes de boisson enrichie en protéines ou des barres hypercaloriques et à teneur protéique importante sont recommandées.


Les mesures nutritionnelles
- Un apport protéique de 1 à 1,5 g / kg / Jour
- Une supplémentation en vitamines et oligo-éléments notamment en zinc pour contrecarrer les troubles digestifs.


Les protéines ont un rôle fondamental pour permettre la régénération des muscles. Le carburant premier de ces muscles étant le glucose, une ration en sucres lents est également fondamentale pour les fournir en énergie.
 
L'apport de protéines dans l'alimentation est incontournable pour le renouvellement de la masse musculaire (40 à 70 % des protéines du corps sont concentrées dans les muscles). Sur vingt acides aminés existants, huit doivent impérativement être fournis par l'alimentation, car l'organisme ne sait pas les synthétiser.
Seules les protéines d'origine animale présentent tous les acides aminés indispensables. C'est pour leur richesse et l'équilibre de leur constitution en acides aminés essentiels que les protéines animales sont supérieures aux protéines d'origine végétale. Ces dernières sont carencées en acides aminés soufrés, par exemple, les céréales ne peuvent, à elles seules, satisfaire les besoins protéiques de l'organisme. Leur déficience peut-être compensée par un apport simultané de protéines animales. Les associations les plus classiques sont souvent les meilleures : poisson/riz ou bifteck/pâtes.
Pour fournir les besoins, il suffit de manger 2 fois par jour viande, poisson, ou œufs, et de compléter avec des produits laitiers et des légumes secs.
Il est important, de ne pas diminuer la consommation de viande (en particulier les viandes rouges), car les viandes apportent des minéraux indispensables : fer et zinc.
  
Par ailleurs, il convient d’améliorer les apports de vitamines B6, B9, B12, E, zinc et sélénium.


 La carence en vitamine B12

Au cours du SIDA le déficit micro nutritionnel le plus fréquent est la carence en vitamine B12. La cause la plus probable est une malabsorption, liée à la diarrhée chronique. L’association avec un déficit en folates entraîne des anémies chroniques.


De la même façon, les carences en vitamine B6 sont fréquentes. De nombreuses observations ont relevé des taux de zinc et de sélénium abaissés, ce qui renforce le déficit immunitaire cellulaire.
Les folates (B9) sont nécessaires à la reproduction cellulaire, à la formation des ADN et ARN. Ils sont aussi anti-anémiques.
Les apports conseillés sont largement augmentés en cas d'hémorragies.
La vitamine B12 est coenzyme pour la formation des globules rouges, elle agit avec l'acide folique (B6) et elle est nécessaire à la formation des globules rouges. La vitamine B12 est donc fondamentale pour l'oxygénation tissulaire.


VitaminesRôlesSources alimentaires
B6 pyridoxineUtilisation des acides aminés et des protéines
défenses immunitaires
Viande, céréales, jaune d'œuf, poisson,
fruits de mer
B9 acide folique
Multiplication cellulaire légumes,
fruits,
céréales, levure de bière
B12 Fabrication globules rouges
(anti-anémique)
multiplication cellulaire
aliments d'origine animale : abats,
fruits de mer,
jaune d'œuf,
viande
E Antioxydant
protège de l'oxydation
les acides gras
huiles végétales,
germes de céréales,
légumes verts,
poissons gras
ZINC Constitution de plus de 200 enzymes
Système immunitaire
Synthèse des protéines
Renouvellement cellulaire
Viandes, œufs, produits laitiers


Accueil - Actualités - Santé - Les dossiers - Nutrition - Enfants - Hommes - Veto - Ma pharmacie - Adresses - Liens - Astro - Contact
© Plus pharmacie
Mentions légales