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Alimentation & diabète


Alimentation & diabète | Diététique | Aliments à éviter | Menus type

  La diététique : un élément essentiel

 La diététique est un élément essentiel dans le traitement du diabète, au même titre que l’activité physique et les médicaments. Les principes d’un régime diabétique ont évolué, il ne s’agit plus maintenant de supprimer les sucres mais d’équilibrer une ration normoglucidique légèrement hypocalorique par réduction des sucreries, des graisses et des boissons alcoolisées. La meilleure alimentation pour le diabétique est le modèle d’une alimentation saine et équilibrée qui pourrait être recommandée à l’ensemble de la population. Les règles générales de l’alimentation du diabétique répondent aux règles classiques de la répartition énergétique : 30 à 35 % de l’énergie apportée par les lipides, 15 % apportés par les protéines et 50 à 55 % par les glucides. Tous les aliments sont autorisés y compris le sucre à condition qu’il ne soit jamais consommé seul et de respecter les quantités totales de glucides autorisés. Les apports sont conseillés selon 3 prises principales et 1 ou 2 collations.


 Dans le cas du diabète insulinodépendant

les prises alimentaires doivent être respectées et précises pour éviter toute hypoglycémie relative à l’injection d’insuline.
Par exemple, le matin au petit-déjeuner un café au lait avec 1 sucre, 60 g de pain, 10 g de beurre et 1 cuillerée de confiture.
Dans la matinée, il est conseillé une collation avec 1 ou 2 biscottes et un petit morceau de fromage.
Le midi, un repas équilibré : des crudités, 120 g de viande, des légumes verts et 200 g de féculents cuits, un produit laitier et 1 fruit ou à la place un dessert.
La collation de l’après-midi peut être pourvue avec un yaourt aux fruits, une tartine avec un peu de beurre ou 2 carrés de chocolat
Enfin le dîner sera sensiblement identique au midi et il est possible en cas de glycémie basse le soir de compléter avec 2 tranches de pain et un carré de fromage à tartiner, pour avant le coucher.
La principale exigence du diabète insulinodépendant est une répartition régulière des glucides tout au long de la journée.


L'amidon est une grosse molécule (polysaccharide), faite de la polymérisation de glucose. Après cuisson et mastication, l'amidon se transforme en dextrines, puis en maltose, qui donne enfin du glucose. Tous les aliments riches en amidon n'ont pas les mêmes effets sur la glycémie et n'induisent pas la même réponse de sécrétion d'insuline.
Le pain blanc et les pommes de terre présentent un index plus élevé. Le riz et les pâtes ont un index moyen, alors que les plus faibles index sont ceux des légumes secs. La cuisson et divers procédés technologiques qui gélatinisent l'amidon conduisent à une meilleure digestibilité de l'amidon et donc rendent l'aliment plus hyperglycémiant. De même le découpage ou broyage favorise la libération des grains d'amidon, c'est le cas du pain, fabriqué avec des farines blanches, et de la purée de pomme de terre en flocons.
 
En pratique, dans l’alimentation du DNID, pour éviter les prises alimentaires sauvages et les compulsions, il faut que les trois repas soient complets et équilibrés. Il est fondamental de ne pas sauter de repas et souvent souhaitable de « couper » l’intervalle le plus long, soit entre petit-déjeuner et déjeuner ou bien entre déjeuner et dîner, par un fruit et/ ou un laitage avec une boisson.
Il faut éviter de charger un repas (notamment le petit-déjeuner) en sucres d’assimilation rapide, cela risque d’entraîner une hyperglycémie. Un petit-déjeuner à l’anglaise est une bonne idée : thé ou café, 2 tranches de pain, un fromage à tartiner ou un yaourt, 1 tranche de jambon ou un œuf et un fruit ou son jus.


 Quel intérêt ont les édulcorants pour les diabétiques ?

Les édulcorants permettent de consommer des produits de goût sucré sans risquer l’hyperglycémie. Les sodas lights, les boissons ou les laitages sucrés à l’aspartame peuvent êtres consommés sans qu’il y ait à se poser trop de questions.
Mais attention certaines appellations prêtent à confusion.
Par exemple « sans sucre » signifie sans saccharose (le sucre de table habituel), ce qui suppose que la denrée puisse contenir un autre sucre naturel, par exemple du fructose dans les jus de fruits ou les confitures. Les bonbons sans sucre contiennent des dérivés du glucose, appelés polyols qui sont quand même assimilables. Les termes « allégé » ou « light » ne sont pas toujours une certitude. Ce n’est pas parce qu’un gâteau est allégé en graisses qu’il est peu calorique : il contient seulement 25 % de graisses en moins par rapport à la recette traditionnelle, mais probablement plus de sucre. Pour le chocolat light, il contient moins de sucre mais plus de gras, et il est donc finalement plus calorique que le normal…


 En conclusion

Le mieux est encore de manger vrai et bon, ce que l’on aime, en quantité raisonnable et dans le cadre du repas, pour éviter les hyperglycémies souvent dues à la consommation isolée d’un aliment riche en sucre.




Par le DR ORTEGA

Les conseils du Dr Ortega




L'index glycémique

L'index glycémique est un gradient qui permet de classer les aliments d'après l'élévation de la glycémie induite après leur consommation. L'index glycémique est déterminé en fonction d'un sucre de référence : le glucose, pour lequel il est égal à 100 %. Plus l'index glycémique d'un aliment est bas, plus l'aliment distille son énergie glucidique progressivement



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