Il s’agit d’abord d’un déclin des compétences physiques dés 20 ans (systèmes vasculaire, neurologique, endocrinien, ostéoarticulaire, etc.), favorisant la maladie, et également de l’augmentation de la fréquence et de la gravité des maladies avec un impact sur l’autonomie. EN 1750, l’espérance de vie était de 28 ans et de 45 ans en 1900. Aujourd’hui, on vit près de 3 fois plus longtemps qu’en 1750 dans un pays développé comme la France. Vivre plus vieux n’a de sens que si les fonctions motrices et cognitives sont conservées. C’est ce que l’on appelle le vieillissement optimisé et c’est ce que s’attache à valoriser la médecine anti-âge.
Une alimentation saine prévient certaines maladies et permet même de rester jeune plus longtemps. Des résultats prometteurs corroborés par l'étude des statistiques sanitaires chinoises montrent que le régime nutritionnel des chinois correspond globalement à une diète hypocalorique. Il apparaît que l'incidence des décès prématurés par maladies cardiovasculaires et cancers chez cette population bien moindre qu'aux Etats-Unis et autres pays riches ; d'où une espérance de vie plus longue. En Crète, la plupart des habitants vivent plus de 100 ans. Le secret de leur longévité réside dans leur alimentation. En effet, des études scientifiques ont établi le lien entre leur régime alimentaire bien particulier, appelé le “ régime crétois ”, et leur durée de vie. Ainsi, leur alimentation se compose essentiellement de crudités variées, de fruits, de pain complet, de poisson, de viande maigre, de produits laitiers écrémés, et surtout d’huile d'olive. Mais pourquoi ce type d'alimentation est-il anti-âge ? En fait, tous les aliments du régime crétois sont riches en antioxydants (vitamines, oligo-éléments…). Ces bienfaiteurs ralentissent les effets du vieillissement, car ils luttent contre les “ radicaux libres ”. Ces derniers sont produits par le rayonnement solaire, les fumées, l’alcool, les produits chimiques… Justement ces éléments nocifs qui font vieillir ! On observe encore mieux à Okinawa, une île du Japon, où existe le record de longévité. Sur cette île aux centenaires, non seulement on vit vieux, mais en plus en forme et en bonne santé. La tradition culinaire japonaise est maximale, mais aussi, l'art de vivre est resté originel. La plupart des habitants d'Okinawa a une activité physique quotidienne importante : conservation de l’activité professionnelle, déplacements à pieds ou à vélo, travaux de jardinage et agricoles. Le fond de la diététique est frugal : de petites portions basées sur un apport de légumes, de pâte végétale de soja, de riz, de poissons crus, d’algues, de quelques fruits et beaucoup de thé vert. De plus des légumes sont consommés crus ou Al dente (à peine blanchis), ce qui leur garde le maximum des vitamines et les poissons favorisés sont des poissons gras (thon et saumon) qui regorgent d'oméga 3 dont l'action anti-inflammatoire préserve les cellules.
Dans tous ces “ berceaux ” de longévité, il y a autant de similitude que de différences, mais on peut s'inspirer d'une alimentation qui serait un composite, pour avoir des bénéfices "anti-âges" à notre goût occidental.
Prendre conscience que l’alimentation représente une forme d’automédication quotidienne est déjà un grand pas en avant. Manger des aliments riches en protéines (même s'il faut favoriser le poisson par rapport à la viande) contribue au bon fonctionnement de l'organisme, par la régénération des cellules musculaires, des organes et des tissus de soutien. La régénération protéique est la clé de la jeunesse cellulaire, donc des os, de la peau, des muscles et de tous les organes. Il est préférable de privilégier les poissons car ils sont riches en acides gras oméga 3. Ces acides oméga 3 jouent un rôle capital pour l'équilibre du système nerveux, sur le système cardio-vasculaire, sur l'immunité, sur la cicatrisation et ils calment les maladies allergiques et inflammatoires. Mais, il faut garder la viande rouge, pour les apports en vitamines B9 et vitamines B12 notamment. Il existe des aliments qui permettent de ralentir le vieillissement. Ce sont tous ceux qui sont riches en antioxydants (vitamine C, betacarotène, sélénium…). On trouve ces composés notamment dans les fruits et légumes. Ainsi, la vitamine C se trouve dans les agrumes, les fraises, les kiwis. La vitamine E se trouve dans le germe de blé… Pour faire le plein de caroténoïdes, il faut choisir les fruits et légumes les plus colorés : orange, rouge mais aussi vert. L’effet de ces antioxydants est notamment visible au niveau de la peau. Pour ralentir le vieillissement, il est essentiel de ralentir la fonte musculaire et les atteintes articulaires. Mais dans ce cas, il convient d’agir tôt, car la fonte musculaire débute dès 25 ans. Pratiquer une activité physique est important, tout autant que de valoriser la part protéique dans l’alimentation (viandes, volailles, poissons). Ainsi, il est aisé de se constituer un capital musculaire et de préserver la vitalité.
Une alimentation spécifique stimule les systèmes endocriniens déficients avec le vieillissement. Les hormones qui permettent de rester grand, musclé et jeune d’aspect sont : La GH (hormone de croissance), elle est stimulée par la consommation d’aliments riches en protéines animales : viandes et poissons, et tout particulièrement par certains acides aminés : arginine, glutamine et leucine. La mélatonine dont la sécrétion est favorisée par la consommation de fruits (bananes), de riz, maïs, tomates, d’huiles végétales riches en oméga 6, de tryptophane, de vitamine B3 et de calcium et magnésium. Les hormones thyroïdiennes sont stimulées par les produits de la mer : poissons, crustacés, coquillages riches en iode, et les fruits. La DHEA hormone produite par les glandes surrénales est essentielle à la vitalité, la masse musculaire, la libido. Elle augmente l’énergie et la sensation de bien-être et permet une meilleure résistance au stress et aux infections, enfin elle améliore la production des hormones sexuelles. Elle est “ dopée ” par les apports en protéines, en oméga 3 et vitamines E. Tout comme les hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone et testostérone) pour lesquelles il faut un minimum de cholestérol et de bons acides gras essentiels.
En pratique, quand faut-il commencer à être plus vigilant ? Le plus tôt est le mieux : à partir de 45 ans, il faut avoir une alimentation la plus équilibrée possible, et faire un peu d’exercice. On peut faire attention sans pour autant se priver de tout !
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