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ACT UP PARIS
Connaître les associations | ACT UP PARIS | Carnet d'adresses
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« Act Up-Paris est une association de personnes atteintes par le VIH créée en juin 1989. Ni caritative, ni humanitaire, notre association, issue de la communauté homosexuelle, regroupe des personnes qui, au-delà de la tragédie personnelle qu'a représenté le sida dans leur vie, entendent poser le sida comme un problème politique. D'où la nécessité d'imposer le point de vue des personnes atteintes, notamment par des actions médiatiques ("zaps") qui permettent d'interpeller responsables politiques, administratifs, industriels, médias et opinion publique sur la réalité des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Par ailleurs, nous menons un travail d'information par le biais de diverses revues (générales, médicales, sociales) car nous pensons que l'information est essentielle pour que les personnes atteintes soient acteurs à part entière de la prise en charge de leur maladie. Nous assurons enfin un travail de prévention sur de nombreux stands (concerts, conférences, etc.) et dans toutes les manifestations où nous sommes présents. En dehors du nécessaire travail de prévention de terrain, Act up-Paris réclame des pouvoirs publics qu'ils engagent des campagnes de prévention dans les médias grand public qui soient permanentes, qui ciblent des personnes en leur parlant de leurs propres pratiques et qui n'hésitent pas à parler ouvertement des pratiques à risques, en variant les tons. C'est-à-dire des campagnes qui s'enchaînent dans les télés, les radios et la presse, qui s'adressent aux homosexuels, aux femmes, aux jeunes, aux sourds, aux étrangers, aux usagers de drogue par voie intraveineuse; sur un ton alarmiste, humoristique, réaliste, etc. Force est de reconnaître qu'en France, on en est loin. Il aura fallu attendre 1999 pour voir un homosexuel parler de sida dans un spot de prévention. Ces spots ne sont diffusés qu'une fois l'an, en général l'été, quand la télévision est moins regardée. Il y a certes eu ces dernières années des améliorations, mais la visibilité de ces spots reste très sporadique. La surveillance actuelle au niveau national ne concerne que les cas de sida et ne permet donc pas d'envisager rapidement la dynamique de l'épidémie et des nouvelles contaminations. En effet, le sida avéré ne concerne qu'un stade très avancé de l'épidémie, que l'arrivée des trithérapies a permis de reculer dans le temps par rapport à une infection. La déclaration des cas de sida ne donne donc qu'une image très partielle de l'épidémie. Des chiffres fiables concernant des nouveaux cas de séropositivité arriveront au cours du second semestre 2003 avec l'arrivée de la déclaration obligatoire de séropositivité. La France a en ce domaine un retard incroyable.
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Les données actuelles et notre expérience permettent cependant d'identifier les personnes qui sont le plus exposées au VIH : les jeunes, les femmes, les migrants (et parmi eux les sans-papiers) ainsi que les détenus (en prison, la prévalence au VIH est entre 4 à 6 fois plus importante qu'à l'extérieur). Nous parlons bien de personnes particulièrement exposées à l'épidémie, et non de "groupes à risques", expression dont nous réfutons l'usage. Par exemple, quand nous parlons des sans-papiers comme populations exposées, c'est pour rappeler que leur situation précaire les détourne des campagnes de prévention et des dispositifs de dépistage précoce. Par exemple, l'annonce par l'actuel gouvernement d'une modification de l'Aide Médicale d'Etat et de soins payants pour les sans papiers s'est traduit par la baisse de fréquentation de ces personnes dans les services concernés. Les messages de prévention ne peuvent être efficaces que si on explique au grand public pourquoi il faut se protéger. Or, depuis l'arrivée des antiprotéases, très peu de campagnes ont rappelé que le sida tuait encore, que les traitements ne contrôlaient que provisoirement la réplication du virus dans le sang et qu'ils étaient lourds d'effets secondaires : des effets à court terme (nausée, diarrhée, vomissement, fatigue, etc.) qui handicapent lourdement notre vie quotidienne ; effets à long terme liés à la toxicité cumulée des produits (déséquilibres hormonaux, modifications importantes des silhouettes, problèmes particuliers neuropathies, ostéoporoses, etc) qui peuvent même menacer le pronostic vital. Il manque donc toujours des campagnes rappelant que le sida ne doit pas être banalisé. Dans ces conditions, des messages de promotion du préservatif peuvent manquer leur cible, vu qu'une grande partie de l'opinion pense que le sida est une maladie appartenant au passé, ou qui n'est finalement pas si grave que ça. Le fait de pouvoir comme votre groupe, proposer en pharmacie une boîte de 12 préservatifs pour 2 euros, peut inciter les jeunes à se protéger contre le sida. La baisse du prix de préservatifs est sans doute importante. Mais pour être sûr que les jeunes l'intègrent dans leurs pratiques, il faut systématiser l'accès gratuit au matériel de prévention, notamment dans les établissements scolaires, les clubs de sport et les lieux de loisir. Par ailleurs, le travail qui est fait pour réduire les prix des capotes "traditionnelles" devrait être valable pour le préservatif féminin, qui reste bien trop cher, et très peu disponible.
Si vous souhaitez plus d’informations www.actupparis.org Tel : 01 48 06 13 89 |
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